Mobilisation des agents de la BSAP : sans convaincre, l’exécutif dit vouloir renforcer la sécurité publique
- troforteddy
- il y a 1 jour
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Alors que les gangs armés continuent d’étendre leurs tentacules, le Conseil présidentiel de transition, fruit de l’accord du 3 avril et dont les membres sont entrés en fonction le 25 avril 2024, dit vouloir travailler au renforcement de la sécurité publique.
Dans une résolution, publiée au journal officiel Le Moniteur de jeudi 3 avril, le CPT annonce avoir instruit le gouvernement en vue de mobiliser des agents de la Brigade de surveillance des Aires Protégées (BSAP) dans la lutte contre l’insécurité orchestrée par les bandes armées.
L’article 1er de ladite résolution stipule que le gouvernement est instruit d’adopter toutes les mesures d’accompagnement nécessaires pour permettre aux forces de l’ordre de répondre, de manière efficace, à la violence des bandes armées et de rétablir la sécurité et la paix sur tout le territoire de la République.
En ce sens, souligne l’article 2, le gouvernement va requérir l’aide des membres de la BSAP dont les comportements ont été l’objet d’évaluations, afin qu’ils viennent en support des forces de l’ordre dans la lutte contre l’insécurité.
Les modalités du support à fournir par les membres de la BSAP ainsi que les règles encadrant leur collaboration avec les forces de l’ordre seront fixées par un protocole d’accord entre les institutions concernées.
Cette résolution a été publiée au journal officiel au lendemain d’une importante manifestation pour dénoncer l’incapacité du CPT à rétablir l’ordre public dans le pays et réclamer, du coup, sa démission.
Il faut dire que le coordonnateur du CPT, Fritz A. Jean, avait, dès sa prise de fonction le 7 mars dernier, promis de mobiliser les agents de la BSAP dans la lutte contre l’insécurité.
Il a promis, ce jeudi, dans une adresse à la nation, que le CPT va gagner la bataille contre l’insécurité.
Une annonce qui sonne vide, estime plus d’un rappelant que le conseil, en poste depuis près d’un an (25 avril 2024) est passé à côté de sa mission principale de rétablir la sécurité, lutter contre la corruption et organiser des élections pour doter le pays de dirigeants élus et légitimes au plus tard le 7 février 2026.
La situation sécuritaire du pays s’est nettement détériorée depuis l’arrivée du CPT. Les gangs sont de plus en plus arrogants, ils ont réussi à conquérir plus de territoires et les citoyens doutent de la volonté et de la capacité des dirigeants à rétablir la sécurité dans le pays.
DO/HPN
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